05 juin 2007
Chapelles et hameaux oubliés des Alpes-Maritimes
Saluons la parution, le mois dernier, de Chapelles et hameaux oubliés des Alpes-Maritimes, de Claude Raybaud et Richard Wacongne, déjà complices sur les tomes 1 et 2 des Sommets des Alpes d'Azur. Les auteurs rendent vivantes ces demeures vraiment oubliées et grâce à eux sorties de l'ombre.

A travers différents itinéraires, ils nous font découvrir ces chapelles et hameaux que l'on ne soupçonne même pas de croiser lors de parcours de randonnée. De bien belles photos, le plus souvent prises en automne, dans un album à découvrir absolument.
13 juin 2007
Sommet de la Bernarde
Aujourd'hui mercredi, Lionel et moi décidons de nous attaquer au som-met de la Bernarde.
Départ à 9h18 depuis le col de Toutes-Aures (sur la N 202) dans les Alpes de Haute-Provence. Toutes-Aures signifie "tous les vents", donc col exposé à tous les vents.

Signalons que dans les Alpes de Haute-Provence il n'y a pas de balises numérotées comme on a l'habitude d'en rencontrer dans les Alpes-Maritimes.
Nous suivons une piste 
qui monte en pente douce le long de la crête de Piventru.
Sur notre droite, au loin, la crête de Crémon (1690 m)
Derrière nous, le pic de Chamatte (1879 m) dont le flanc sud descend jusqu'au bord de la N 202.


En bas, le village de Vergons
Sans aller jusqu'au ravin du Gabre, nous quittons la piste pour un sentier (à 9h50) qui nous emmène peu après en sous-bois

Pivoine sauvage
Après le point 1527 (sur la carte IGN) et une très légère redescente (10h21), nous arrivons au pied de la roche Beaufils. Le chemin est matérialisé par quelques cairns
Nous nous arrêtons 5 minutes car j'ai mal à l'épaule. Les mouches sont omniprésentes.
St-André les Alpes se laisse deviner dans le fond
on repart à 10h32 en prenant une sente à travers les éboulis, ce qui nous permet de contourner les barres par la droite
à 10h48, on arrive à un petit replat d'où je prendrai ces deux photos.
Ci-dessous, le sommet de la Gourre (1878 m)

En contrebas, la 202 et notre point de départ. On remarque bien que le flanc sud du pic de Chamatte descend jusqu'au bord de la route
Nous allons monter cette pente

et arriver à un autre replat, plutôt une combe (1730 m) à 11h00. Sur la carte IGN, cela se situe entre les points 1761 et 1673 (la cote 1761 est celle que l'on voit ci-dessus à gauche).
Nous monterons ensuite par la gauche (nord-est)
Mais en attendant, nous nous reposons 6 minutes et dégustons une bonne barre céréalière
Arrivés en haut de la butte en question, nous croyons être proches du sommet, mais nous n'arrivons qu'à hauteur d'une deuxième combe (entre les points 1761 et 1835) avec le sommet que l'on voit enfin en face de nous
Nous devrons descendre légèrement
puis remonter cette vaste dépression herbeuse. Je me retourne et prends ces trois photos

Nous sommes enfin proches du sommet (1941 m) que nous atteignons à 11h40

On aperçoit le lac de Castillon
les nuages noirs arrivent et nous survolent

Pistes de ski de la petite station de Vauplane

Vue sur l'Estéron
Comme sur la crête il y a un peu de vent, nous descendons quelques mètres afin d'être plus à l'abri, et trouvons "refuge" parmi ces pierres
et mangeons à partir de 11h50

à 12h33, nous quittons les lieux. Retour par le même itinéraire
Belle vue sur le pic de Chamatte
Ces fleurs jaunes s'appellent des trolles

Le point 1527 est atteint à 13h15. A 13h32 nous bifurquons pour prendre un autre sentier à travers les sous-bois. A 13h46 nous retrouvons le sentier de départ, et touchons la voiture à 13h53.
Carte IGN : 3542 OT (Castellane)
Départ : 09h18
Retour : 13h53
Durée totale : 4h35
Repos total : 1h05
Durée de la marche effective : 3h30
ì = 860 m
17 juin 2007
La chasse au chamois
Non, je vous rassure, je ne pars pas chasser le chamois !
Au cours de nos randonnées, Lionel et moi en rencontrons souvent. Mais finalement, je ne sais rien sur eux ; aussi, il m'est agréable de vous présenter mon nouvel achat : La chasse au chamois. Ecrit par Hector Trédicini de St-Séverin et paru en 1924, c'est un ouvrage de référence.
Je suis certain d'apprendre beaucoup de choses sur ce sympathique animal.
19 juin 2007
Cime de Rogué, cime de Pagari-de-Salèse
Hier soir Lionel a téléphoné à la météo qui lui annonce pour aujourd'hui un temps nuageux le matin et quelques averses l'après-midi. Or, nous avons eu un (presque) très beau temps toute la journée ! Aussi, nous n'avons pas regretté de partir dans la Vésubie faire une longue randonnée.
Au départ j'avais opté pour le duo cime Cabret-roche Risso, mais en passant sous le tunnel de Pagary, dans la Vésubie, je me suis rappelé qu'il y avait aussi la cime de Pagari-de-Salèse et surtout celle de Rogué. C'est donc bien vers elles que nous irons marcher aujourd'hui.
Si la cime de Rogué est bien visible depuis notamment le camp Soubran, les lacs de Frémamorte, ou bien encore, comme ci-dessous, vue depuis les hauteurs du vallon de Mollières
elle est vraiment insignifiante vue du côté opposé, lorsqu'on remonte le vallon des Naucettes.
Départ à 9h13 depuis le parking de Salèse après le hameau du Boréon. Nous ne remontons pas le vallon de Salèse mais prenons la route réglementée sur quelques trois cents mètres. Peu après, nous la quittons pour prendre un petit sentier qui mène en sous-bois

Rhododendrons
Les mouches sont envahissantes, elles nous survolent au-dessus de la tête et même devant l'objectif de nos appareils photos, comme le montre cette photo (pour le coup ratée) montrant le mont Archas et le caïre Archas........ et 3 mouches !
Puis, l'agréable sentier en sous-bois se transforme en pierrier

mais pas pour longtemps. Nous retrouverons peu après le sentier herbeux
A ce moment-là (10h00), nous voyons un éboulement assez conséquent qui a emporté (entre autres) le chemin
Cet éboulement est large d'une vingtaine de mètres. 
Nous ne le traversons pas mais trouvons un chemin qui a été modelé juste au-dessus. Sans problème, nous continuons notre marche.
la cime des Naucettes (2706 m)
la cime de Pagari-de-Salèse (2678 m) et la baisse de Rogué où subsiste un névé
Ces satanées mouches ne nous ont pas quittés. Elles se régalent de notre transpiration, comme ici, sur la casquette de Lionel
Il est 10h25. Nous nous reposons une demi-heure au bord d'une petite mare
La mare avec, en arrière-plan, la cime des Naucettes

Lionel se trempe les pieds

moi la tête
Nous repartons à 10h55. Cette fois, nous n'aurons que des pierriers à traverser
Serre des Bous, barres de la Lèche

Peu après, nous arrivons à la baisse de Rogué
Sur notre gauche, la cime de Rogué ; à droite, la cime de Pagari-de-Salèse, que nous allons gravir en premier. Nous y arrivons à 12h12.
Le sommet comporte un muret en pierre

Vues sur les lacs de Frémamorte
le Giegn (2888 m) et la cime de Frémamorte (2731 m)
Je prends ces photos ci-dessus alors que Lionel est ko, mis au tapis par un coup de pompe
l'Argentera (3290 m) et le Corno Stella (3050 m)
l'Argentera et la Nasta (3108 m)
Bastione (3047 m), Baus (3067 m), Brocan (3054 m)
Le brouillard ceint le mont Matto (3088 m)

Le chevalier Lionel de Thomas au sommet de la cime de Pagari-de-Salèse, le 19 juin 1907 ![]()

la baisse de Pagari-de-Salèse, la cime des Naucettes
Nous quittons le sommet à 12h32 et nous dirigeons vers la baisse de Rogué (2581 m), où nous arrivons 11 minutes plus tard, puis c'est la montée
vers le sommet de la cime de Rogué (2705 m)
où nous arrivons à 13h07

La cime Guilié (2999 m) au centre, la Tête de la Ruine (2984 m) à droite

Le mont Matto
Je suis tellement épuisé que je n'ai même pas la force de manger ! Pourtant, j'ai déjà fait des sorties plus rudes que celle-ci, mais je n'ai vraiment pas d'appétit. Nous resterons 1 heure et demie au sommet. 
Nous partons donc à 14h35 et rejoignons la baisse de Rogué 12 minutes plus tard
Retour par le (presque) même itinéraire


Je dis presque car nous nous trouvons un peu plus bas qu'à l'aller, nous ne passons pas près de la petite mare où nous nous sommes trempés tête et pieds ce matin, ce qui fait que nous ratons donc le sentier passant au haut de l'éboulis et arrivons en plein dedans (15h30).
Nous remontons donc quelques dizaines de mètres pour retrouver le sentier qui nous mènera sans encombre à la route réglementée (16h06) et d'où je prendrai les 2 photos suivantes

Cytise
Puis c'est l'arrivée au parking à 16h13.
Au retour, nous nous arrêterons à St-Martin Vésubie.
Rien de tel qu'un bon goûter pour se remettre en forme
Carte IGN : 3741 OT (Vallée de la Vésubie)
Départ : 9h13
Retour : 16h13
Durée totale : 7h00
Repos total : 2h25
Durée de la marche effective : 4h35
ì = 1150 m
20 juin 2007
Col de l'Encombrette, lac d'Allos
Moins d'un an après m'être rendu sur les bords du lac d'Allos [ c'était en septembre 2006 ] j'y retourne, cette fois en compagnie de Marilène, ma chère et tendre épouse. Cela faisait quelques temps déjà que je désirai l'emmener là-bas.
Nous quittons Nice à 6h50, nous nous garons au parking du lac à 9h15. L'accès au parking est payant du 1er juillet au 31 août de chaque année et il en coûte 5 € pour en profiter. En dehors de ces dates-là, comme aujourd'hui par exemple, l'accès au parking est gratuit.
Départ à 9h23 en prenant la piste menant à la maison forestière du Laus. Cette piste contourne par la gauche le plateau du Laus, que l'on voit ci-dessous

la montée n'est pas difficile, ce qui fait du lac d'Allos un lieu très fréquenté

cette piste s'appelle en fait le Sentier d'Interprétation. Il se divise une première fois en GR 56 B, que nous croisons à 9h39
après avoir laissé sur notre gauche le sentier menant au lac (9h51), nous continuons notre progression vers le col de l'Encombrette

le Pelat (3050 m) et le Trou de l'Aigle (2961 m)
Peu après, les tours du lac s'offrent merveilleusement à notre regard. De gauche à droite : la Tour Plate, la Tour Noire, le Sabot, la Grande Tour, la Petite Tour. Lionel et moi avons déjà gravi ces deux derniers sommets
le col de l'Encombrette (2527 m)
Marilène se sent d'attaque pour atteindre le col. Nous y arrivons à 11h00 et y restons une demi-heure. Je suis heureux de lui montrer la vue que l'on a de part et d'autres.
De part, c'est l'Encombrette, avec sa Tête au double sommet (2681 m) et l'un de ses lacs

le deuxième lac

et d'autres, c'est bien sûr le lac d'Allos dominé par le Pelat
la Tête de Valplane (2624 m)
la Grande Séolane au loin
Pour accéder à la Petite Tour
Nous quittons le col à 11h30 en redescendant par le même sentier, sans couper par le Ravin de la Source.
Mais à 2355 m (il est midi), nous coupons en diagonale

et l'on atteint les bords du lac à 12h18 où l'on mangera et se reposera jusqu'à 12h53
la Montagne de l'Avalanche (2729 m)

Nous allons ensuite faire le traditionnel tour du lac 
le lac est long de 1100 m, profond de 49 et large de 650


On arrive près du refuge à 13h38, à la chapelle Notre dame des Monts à 13h41


Puis c'est le chemin du retour. Le sentier de bifurcation est atteint à 13h58
25 minutes plus tard (14h23), nous arrivons au parking
Roche Cline vue depuis les environs de Villard sur la D 226
Carte IGN : 3540 OT (Barcelonnette)
Départ : 9h23
Retour : 14h23
Durée totale : 5h00
Repos total : 1h10
Durée de la marche effective : 3h50
ì = 500 m
26 juin 2007
4 cimes d'un coup
Lionel et moi avons gravi quatre sommets au cours de notre randonnée de ce jour. Les cimes de Crosilles, de Méné, de Merlier et de Sistron ont eu aujourd'hui l'honneur de notre visite.
Départ à 9h40 depuis la b. 77 (1700 m) sur la D 97 à la gauche d'une ancienne route (interdite dans les deux sens). On distignue ci-dessous la D 97 ainsi que l'ancienne route que nous allons prendre sur quelques dizaines de mètres 

et où se trouve la b. 76
le sentier est en sous-bois, ce qui est toujours agréable.
Sapins et épicéas sont nos compagnons

la crête de la Lausetta

à 10h05 (1920 m), le sentier se transforme en pierrier, ce qui est, bien sûr, moins agréable

mais pas pour longtemps
Au fond, Isola 2000
la cime de Méné (2477 m)
Après un arrêt de 7 minutes à 11h02 parce que j'ai mal à mon épaule gauche, nous arrivons à la b. 75 à 11h11 (2330 m)
Nous bifurquons vers la droite (au nord) afin de rejoindre la cime des Crosilles. Quelques vues en montant à la cime
à droite, la cime de la Lombarde (2800 m)
Sommets italiens
nous sommes tout près du sommet de la cime des Crosilles (2458 m)
où nous arrivons à 11h27
Le Viso se détache
les cimes de Méné, de Merlier et les aiguilles de la Tête de Pignals
une vue inhabituelle du Mounier
Vues du sommet

Nous restons au sommet de la cime de Crosilles jusqu'à 11h40, heure à laquelle nous partons en direction de la cime de Méné. Pour ce faire, nous ne retournons pas à la b. 75 mais coupons à flanc de cime tout en évitant les fils barbelés
Ce qui nous fait gagner de précieuses minutes. Nous ne tardons pas à rejoindre le sentier
à 12h01, nous nous reposons 7 minutes près d'une ruine (2440 m) où nous trouverons des restes d'éléments de cuisine
j'en profite pour prendre des notes
et me faire prendre en photo
Puis c'est le sommet de la cime de Méné (2477 m) à 12h12

Nous ne faisons qu'y passer, le repos n'est pas nécessaire et la vue n'est guère différente qu'à la cime de Crosilles.
Nous nous dirigeons donc vers la baisse de Merlier
et la b. 74 que nous touchons à 12h24
Nous continuons notre progression vers la cime de Merlier

à 12h41 (2470 m), je m'arrête quelques minutes car j'ai très mal à l'épaule gauche. Je vais d'ailleurs particulièrement souffrir aujourd'hui de cette épaule, bien plus qu'auparavant. J'en profite pour prendre cette photo de la cime de Méné
à 12h57, nous sommes au blockhaus qui se trouve sous le sommet de la cime de Merlier
nous gravissons les quelques dizaines de mètres qui nous séparent du sommet proprement dit où nous arrivons à 13h07 (2575 m)

la cime de Sistron à droite, la Tête de Pignals à gauche et le Mont St-Sauveur au centre
Dans le fond : l'Argentera à gauche, le Gélas à droite
la vallée de la Tinée avec le Lauvet d'Ilonse et les Cluots
Vue plongeante sur Isola
on aperçoit le toit du blockhaus
nous redescendons au blockhaus et allons nous restaurer (13h17). Cela nous rappelle notre randonnée à la cime de Frémamorte où nous avions mangé de même à un blockhaus
Nous y restons jusqu'à 14h34, moment où nous nous nous dirigeons vers le collet de Sistron. Nous ne savons pas encore si nous allons gravir la cime du même nom.
Au collet se trouve la b. 84 que l'on atteint à 14h42. Bien reposé, je me sens en forme pour continuer et suis donc partant pour cette quatrième cime. Je me dirige en tête vers son sommet
la cime de Merlier

On y arrive à 15h05 (2603 m). Au sommet se trouvent quelques antennes et l'arrivée du télésiège de Sistron

Le Mont St-Sauveur et, derrière lui, le Mont Giraud
le Viso au loin, la Punta Maladecia (2745 m) à droite
Vers le Ténibre et le Corborant 
de gauche à droite : les cîmes de Tavel, du Claus et de l'Argentera

Gros plan sur le St-Sauveur (2711 m)
la Tête de Pignals avec sa cime nord (2691 m) et la cime sud (2699 m)
Une photo de nous deux (15h30) avant de quitter les lieux (15h38)
Nous redescendons vers le collet de Sistron 
où nous arriverons à 15h53. Le sentier coupe à flanc et suit la piste du télésiège de Merlier
puis c'est un pierrier
mais là aussi, pas pour longtemps


La b. 83 (à l'aplomb de la cime de Merlier) nous trouve à 16h23.
Les panneaux indicateurs sont manquants
mais comme ils sont par terre, il suffit de les remettre à leur place et cela donne ceci
A 16h30, nous nous reposons 8 minutes, mangeant nos dernières provisions. Nous sommes à 2095 m d'altitude.
Le vallon de la Lombarde avec, à gauche, la cime de la Lombarde et à droite la cime Vermeil (2778 m)
on descend encore les pistes
pour rattraper la route à 16h56 (1855 m) et c'est alors encore une demi-heure de marche jusqu'à la voiture atteinte à 17h25.
Carte IGN : 3640 ET (Haute Tinée 2)
Départ : 9h40
Retour : 17h25
Durée totale : 7h45
Repos total : 2h35
Durée de la marche effective : 5h10
ì = 1250 m
