22 juin 2004
Le Mounier
La première ascension du Mont Mounier par Lionel s’était soldée par une tempête de neige au sommet en plein mois de juillet 2000 !! Cette fois-ci, il est bien décidé à renouveler l’exploit, d’autant plus qu’une merveilleuse journée nous est promise par la météo.
Vu de loin, le Mounier ressemble à un Sphinx que l’on verrait de profil. Le Petit Mounier étant les fesses de l’animal, la crête menant du Petit Mounier au Mounier lui-même étant les reins et le dos ; le Mounier proprement dit étant la tête.
Pour y accéder, on peut partir de Valberg ou de Beuil mais de cette ville, le trajet est un peu plus long (200 m de dénivelée en plus). C’est cette option que je choisis. Malheureusement, le temps ne sera absolument pas au rendez-vous ! La météo s’est trompée, une fois de plus. Le ciel est gris et les nuages sont bas par endroit et par moment.
Nous partons de Cougne, b. 41, à 9h30 (altitude 1400 m), atteignons la b. 43 à 10h14 et la b. 44 à 10h28.
A 10h45, nous arrivons à la limite (l’entrée) du Parc National du Mercantour. Nous prenons la direction du Mont Demant mais il commence à pleuvoir. Nous voyons 3 couples de personnes retraitées faire demi-tour. Il fait tellement froid que l’on regrette de n’avoir pas emporté de gants. Lionel et moi décidons néanmoins de tenter notre chance et de continuer l’ascension vers notre but : le Mont Mounier. Mais il ne pleut pas longtemps ni très fort et nous avons bien fait de poursuivre.
Au pied du Mont Demant se trouve la b. 47 que nous atteignons à 11h45 (avec le brouillard par moment) Quelques photos sont ensuite prises depuis la Baisse du Démant qui est un petit replat avant la montée vers la Stèle Vallette, b.48.
A 12h28, nous faisons une petite pause de 5 minutes.
On atteint le Petit Mounier à 13h00, l’altitude étant de 2727 m.
Sur le plateau du Petit Mounier se trouvent les ruines d’un petit observatoire qui fut construit en 1893 grâce à Raphaël Bischoffsheim. Ce n’est pas une petite coupole que je remarque mais un puit, dont la date 1938, est gravée à l’intérieur.
Nous continuons notre ascension vers la plus haute cime du Mounier en longeant la crête, cime que nous atteignons, à moi l’honneur, à 13h35.
Le Mounier culmine à 2817 m. C’est la première fois que je monte aussi haut. Le mauvais temps est de la partie et nous ne verrons rien comme paysage. Décidément, cette montagne en veut à Lionel !

Nous nous reposons et restaurons jusqu’à 14h30. Je tremble et me sens fatigué alors que je termine mon repas : c’est un sérieux coup de pompe !
Retour par le même itinéraire. Nous atteignons le Petit Mounier à 14h56.
Je me repose un quart d’heure (étant trop fatigué) dans les ruines de l’observatoire mais je ne peux m’allonger à cause des pierres ; ce n’est pas vraiment du repos !
Nous arrivons à la b. 47 à 15h51. A la sortie du Parc National du Mercantour, je me repose un bon quart d’heure en m’allongeant dans l’herbe et cela va me faire le plus grand bien (16h30 à 16h45).
En redescendant, j’aperçois ma première marmotte !
A 17h00, nous sommes à la b. 44 et à la b. 43 neuf minutes plus tard.
Nous arrivons enfin à la b. 41, point de notre départ, à 17h45.
C’est alors ma plus forte dénivellation et mon plus haut sommet.
Carte IGN : 3640 OT (Haut Cians)
Départ : 9h30
Retour : 17h45
Durée totale : 8h15
Repos total : 1h30
Durée de la marche effective : 6h45
ì = 1550 m
15 septembre 2004
Cime de la Bonette
Balade familiale là aussi faite en voiture (par la d 64) que nous avons garée quelques 60 m avant le sommet. Ce n'est donc pas à proprement parler une randonnée mais la vue y est magnifique.
La Cime de la Bonette se trouve dans la Haute Tinée, en amont de St-Dalmas le Selvage.
Nous nous arrêtons quelques instants au Camp des Fourches qui servait de camp de base d'été aux chasseurs alpins avant la Première Guerre mondiale.
Sur la route, en contrebas, le hameau de Bousiéyas (en bas à droite), le fort du mont des Fourches (2342 m) et le Claï supérieur (2982 m) dans le fond
Petite vue sur le Bonnet-Carré (2770 m). A droite, le fortin de la cime de Pelousette.
Prises de vues intéressantes
Je m'arrête quelques instants au col de Raspaillon (15h20), le temps de prendre cette photo
10 minutes plus tard, nous arrivons près du col de la Bonette. On voit bien la route menant presque au sommet de la Cime du même nom.
Au sommet, où se trouve une table d'orientation
le panorama est exceptionnel. Vue sur le Mont Viso (3841 m) pas encore caché par les nuages
la cime de Pal (2818 m) dans le fond, Fort-Carra (2880 m) et la Pointe de la Côte de l'Ane (2916 m)
et quelques sommets que je n'ai pas réussi à identifier
Vue plongeante sur le col de la Bonette
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
ì = 60 m
21 septembre 2004
Echec à Fort-Carra
Lionel et moi avions repéré depuis quelques temps la singulière silhouette de Fort-Carra (2880 m), qui, vu de loin, ressemble (c'est du moins l'impression qu'on en avait) à une table.
Les auteurs du tome 2 de Sommets des Alpes d'Azur recommandent de partir depuis le hameau d'Estenc dans la Haute Vallée du Var mais nous le faisons depuis le parking de St-Dalmas le Selvage dans la Haute Tinée à 9h35 (b. 67 à 1500 m).
Nous remontons vers le vallon de Gialorgues en longeant le torrent du même nom.
On atteint la b. 72 à 10h05 et sommes à 1680 m d'altitude.
Droit devant nous, on aperçoit bien Fort-Carra de derrière, c'est assez impressionnant
et sur notre gauche, le Bec de Marseille (2743 m)
Peu avant d'atteindre la b. 73 à 10h53, on se repose 10 minutes
Nous sommes à présent dans le vallon de Gialorgues. Je me repose quelques minutes car j'ai mal à l'épaule. Nous nous sommes arrêtés sur les bords de la Sagne près de laquelle on apercevra 3 marmottes.
On progresse ensuite vers le refuge de Gialorgues (où nous nous reposerons 10 minutes). Fort-Carra est sur notre droite
le col de Gialorgues (2519 m) droit devant
et la cime de Bolofré (2827 m) sur notre gauche
Nous réalisons alors que la montée vers Fort-Carra (2880 m) se révèlera très difficile (nous ne sommes qu'à 2400 m !!) car très raide ; nous abandonnons l'idée de le gravir. D'ailleurs, et c'est ce que me confirmeront peu après les auteurs du livre Sommets des Alpes d'Azur, son ascension ne se fait pas de ce côté-là.
Nous grimpons une soixantaine de mètres pour nous arrêter manger et se reposer. Nous avons une vue superbe, Fort-Carra étant derrière nous. Le calme est absolu ; le seul bruit que l'on entende étant celui des mouches virevoltant au-dessus de nous. De temps à autres, j'entends les cloches des moutons qui sont bien en contre-bas dans le vallon.
Après m'être restauré, je me repose un bon quart d'heure pendant que Lionel part faire un tour vers les lacs de Gialorgues.
Je continue à photographier les alentours
A 13h50, nous montons vers les que Lionel avait repérés précédemment. Nous arrivons au Lac Supérieur (2483 m) à 14h10
Alors que, fidèle à son habitude, Lionel se baigne (14h15), je fais le tour du lac par la droite et prends quelques photos supplémentaires
Vers 14h50, nous descendons vers le Lac Inférieur (2391 m)
d'où je prendrai une vue d'ensemble
Vers 15h40, nous entamons notre retour. Lionel doit changer de pellicule mais il abîme son appareil et.... la pellicule avec !!
Nous passons devant la b. 73 à 16h30 et arrivons au parking de St-Dalmas à 17h35.
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
Départ : 9h35
Retour : 17h35
Durée totale : 8h00
Repos total : 1h30
Durée de la marche effective : 6h30
ì = 1150 m
16 août 2005
Cime de Voga
Après avoir terminé la randonnée à la cime de Pelousette, nous prenons notre voiture et parcourons le peu de kilomètres nous séparant du col de Raspaillon (2513 m) où nous garons la voiture afin de gravir la cime de Voga culminant à 2777 m.
Mais auparavant, petit arrêt à la stèle érigée en hommage au général foudroyé (2343 m)
Gros plan sur le hameau de Bousiéyas
Départ à 15h25. En chemin, nous découvrons la cime de Pelousette, son fort, et le Bonnet-Carré
Puis, la montée se fait de plus en plus raide
Mais en se retournant, la vue est magnifique. Ci-dessous, le col de Raspaillon avec, dans le fond, la cime de la Bonette
Gros plan sur le Mourre-Haut (2872 m)
Juste avant d'arriver au sommet
Nous atteignons le sommet à 16h30, soit une demi-heure après notre départ. Nous y resterons 30 minutes.
Le Viso (3841 m) et la Tête de Moïse (3104 m)
Le vallon de Pelouse
Le vallon des Granges Communes
La cime de Pelousette avec, en arrière-plan à gauche, le mont Bal (2830 m) et à droite, les 3 cimes du mont Vallonet (2943 m)
Au loin, le massif des Ecrins avec, de gauche à droite, l'Ailefroide (3927 m), la barre des Ecrins (4102 m), le Pelvoux (3946 m)
Le Jas du Chamois (2811 m), la Tête de l'Empeloutier (2820 m) au centre et le Gerbier, reconnaissable à ses deux cimes pointues (2772 et 2740 m)
Gros plan sur l'Empeloutier
De gauche à droite : la cime de la Bonette (2860 m), le Pelat (3050 m), le Téton (2969 m), le Cimet (3020 m)
En arrière-plan, la Tête de Louis XVI (2408 m)
16h30 : il est temps de redescendre. Le chemin, sur des pierriers au départ, est assez raide

Près de notre arrivée, une marmotte nous observe
La cime de Voga vue du parking
Nous arrivons à la voiture à 16h55
Belle photo, en redescendant vers le camp des Fourches, du Claï Supérieur (2982 m) et du fort du mont des Fourches
et de la Tête de Vinaigre (2394 m) qui sera, sans doute, l'objet d'une prochaine randonnée
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
Départ : 15h25
Retour : 16h55
Durée totale : 1h30
Repos total : 30 mns
Durée de la marche effective : 1h00
ì = 265 m
Cime de Pelousette
Aujourd'hui, nous allons faire deux sorties : la cime de Pelousette et celle de Voga.
La cime de Pelousette se trouve sur un chaînon montagneux séparant les vallées de la Tinée et de l'Ubaye.
Départ depuis le parking du Camp des Fourches
qui se trouve à 2210 m d'altitude, et la b. 41 à 9h55. On laisse derrière nous le Mont des Fourches et le fortin ruiné à son sommet pour une visite ultérieure dans la journée
En attendant, nous continuons notre progression
Ci-dessous, le Bonnet Carré (2770 m), dont l'ascension est réservée aux alpinistes
Le vallon de Salso Moreno
Dix minutes après notre départ, nous sommes au col des Fourches, où se trouvent plusieurs casemates
Dont voici une vue intérieure de l'une d'elles

Nous nous arrêtons quelques instants le temps de prendre des photos
Au loin, la Pointe de la Côte de l'Ane et Fort-Carra

Les Roubines Nègres
On dirait un visage, vous ne trouvez pas ?

Nous faisons un petit arrêt de 5 mns (11h05) à 2600 m
Le Mont Bal
En bas, notre point de départ : le camp des Fourches
la Tête de Pelouse et le lac du même nom
Gros plan sur le lac
A 11h30, on arrive au col de Pelousette (à mi-chemin entre la cime du même nom et le Bonnet Carré) où l'on a une vue époustouflante des environs.
Ci-dessous, le vallon de Pelouse
Ici, le Salso Moreno
La cime de Pelousette vue du col
Me voici, avec le Bonnet Carré derrière moi
Gros plan sur celui-ci
Nous quittons le col à 11h52 et huit minutes plus tard, soit à midi pile, nous arrivons au sommet de la cime de Pelousette où se trouve un fortin en ruines


Nous montons sur le toit et prenons quantité de photos.
Au centre, la cime de la Bonette, avec le Pelat à gauche et le Cimet à droite
la cime de Voga (2777 m) avec le Mourre Haut (2872 m) en arrière plan

Le vallon de Pelouse

Les traditionnelles photos des vainqueurs

Le Bonnet Carré côté sud-ouest

On repart à 13h20, en prenant le même chemin de retour.
Les casemates du col des Fourches

A ce col, où nous arrivons à 14h08 (b.41)...

...nous prenons le chemin menant au mont des Fourches et le fortin qui s'y trouve au sommet (2342 m) où nous arrivons à 14h20
Nous y trouvons un superbe panorama.
Ici, les Aiguilles de Tortisse et la cime du Fer (2700 m)
Le camp des Fourches
Vue plongeante, très plongeante même, sur le Pra
Ne serait-ce pas le rocher des Trois Evêques (2868 m) ?
Nous quittons le mont des Fourches à 14h35 et arrivons au camp du même nom, 20 minutes plus tard.
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
Départ : 9h55
Retour : 14h55
Durée totale : 5h00
Repos total : 1h40
Durée de la marche effective : 3h20
ì = 630 m
01 août 2006
Las Donnas...
...Ou comment on prépare mal une randonnée !
Lionel et moi comptions initialement gravir les monts Riounet (2537 m) et Triboulet (2578 m).
En fait, au départ de Nice, à 7h35, nous avions même plusieurs itiniéraires : la cime Paranova ou le Ponset, dans la Vésubie ; la cime de l'Aspre (2471 m), dans le Haut Var-Haut Verdon ou, dans la Tinée, les deux monts précédemment nommés.
Nous avons rapidement éliminé une randonnée dans la Vésubie pour finalement choisir les monts Riounet et Triboulet. Nous verrons plus loin que notre point d'arrivée sera tout autre !
Départ à 9h35 depuis la b. 10a sur le parking de Chastellares (1654 m) qui se trouve au plus haut d'Auron


On a un peu de mal à trouver le bon sentier, mais lorsque celui-ci est trouvé, il grimpe sec ! Cependant, le paysage est bucolique

Vue sur Las Donnas (2474 m), la cime dominant Auron
Notre sentier est à gauche du Bois Gaston. Quelques vues en montant


Il fait tellement chaud que je randonne torse nu, ce que je n'avais jamais fait auparavant. Du reste, cette journée sera la plus chaude du département depuis 60 ans. Mais dans l'arrière-pays, nous ne nous en rendrons pas tellement compte.
Le lac artificiel d'Auron et le Mounier en arrière-plan
Tiens, un randonneur !
On arrive à la b. 17 à 10h40 (gare). On a encore du chemin à parcourir
Nous continuons notre montée. Je me retourne pour prendre cette photo de la gare
A ce moment-là, on commence à douter du temps et du dénivelé indiqués par les auteurs de Sommets des Alpes d'Azur (tome 2) qui, p. 72, indiquent 3 heures et 500 mètres de dénivelé. Je pense alors à une erreur d'imprimerie car ce n'est pas possible !
A gauche, la Pointe de la Cote de l'Ane (2916 m) et Fort-Carra (2880 m)
L'Enchastraye (2954 m), à droite
Le Grand Cimon de Rabuons (2995 m) au centre, le Corborant (3007 m) à droite
A 11h05, (nous sommes à 2250 m), on se repose un quart d'heure.
Au premier plan, la cime de la Bercha (2190 m). A flanc de cette cime, quelques voitures sont stationnées. On comprend alors que c'est de ce point de départ-là (et non du parking de Chastellares) qu'il faut commencer la marche vers le Riounet. On attend d'être au col du Chavalet pour prendre une décision.
Nous arrivons enfin à hauteur du col du Chavalet où, pour la première fois, le mont Riounet se montre
On se concerte quelques temps, Lionel et moi, sur l'itinéraire à choisir pour gravir ce sommet, et si finalement, on le fera ou pas ?
A gauche, Las Donnas (avec une antenne relais) ; derrière, le Mounier ; à droite, la cime Nègre (2553 m)
Le mont Rougnous (2673 m) depuis le col
On décide alors d'abandonner la marche vers le couple Riounet/Triboulet, nous irons vers Las Donnas, que l'on voit ci-dessous
Le mont Triboulet à gauche, le Riounet à droite
Vallon entre le Rougnous et le Triboulet

A 12h30, j'ai besoin de me reposer 15 minutes, ayant mal à mon épaule gauche. Nous sommes sur un petit replat peu avant la b. 170 que nous atteindrons 2 minutes après le départ suivant notre repos.
La cime de Chavalet vue de la b. 170
La b. 170 avec le sommet de Las Donnas en arrière-plan
On arrive enfin au sommet à 13h10. Pour la photo, j'exagère la fatigue !
Où l'on y restera jusqu'à 14h35 après avoir pris, comme il se doit, de nombreuses photos, un bon repas et un repos réparateur et bien mérité

la cime de Pal (2818 m)
le Mounier (2817 m), qui lui ressemble
Au sommet
La cime Nègre (2553 m)
J'observe le paysage avec des jumelles offertes par Lionel la semaine précédente
le Corborant (3007 m) et le Grand Cimon de Rabuons
Fort-Carra et la Pointe de la Côte de l'Ane
Nous quittons le sommet à 14h35. 15 minutes plus tard, nous sommes à la b. 170. le chemin de retour ne passera pas par le même itinéraire mais en coupant droit devant sur de la caillasse

On arrive à la gare de Las Donnas (b. 169) à 15h07
Le sommet de Las Donnas vu de la gare du même nom
En suivant le téléski de Chiogna, telle est notre descente
Puis ce que l'on a descendu
Sous le téléski des Vallons, nous venons de passer sous la barre des 2000 m
On rencontre peu après, une fois sur l'herbe, une station météo hivernale

On longe le lac artificiel d'Auron à 15h50, nous sommes proches de finir notre marche
Et c'est enfin l'arrivée à 16h10.
Nous allons ensuite faire un petit tour du côté de l'église d'Auron, malheureusement fermée
Carte IGN : 3639 OT (Vallée de la Haute-Tinée 1)
Départ : 9h35
Retour : 16h10
Durée totale : 6h38
Repos total : 1h50
Durée de la marche effective : 4h48
ì = 930 m
26 juin 2007
4 cimes d'un coup
Lionel et moi avons gravi quatre sommets au cours de notre randonnée de ce jour. Les cimes de Crosilles, de Méné, de Merlier et de Sistron ont eu aujourd'hui l'honneur de notre visite.
Départ à 9h40 depuis la b. 77 (1700 m) sur la D 97 à la gauche d'une ancienne route (interdite dans les deux sens). On distignue ci-dessous la D 97 ainsi que l'ancienne route que nous allons prendre sur quelques dizaines de mètres 

et où se trouve la b. 76
le sentier est en sous-bois, ce qui est toujours agréable.
Sapins et épicéas sont nos compagnons

la crête de la Lausetta

à 10h05 (1920 m), le sentier se transforme en pierrier, ce qui est, bien sûr, moins agréable

mais pas pour longtemps
Au fond, Isola 2000
la cime de Méné (2477 m)
Après un arrêt de 7 minutes à 11h02 parce que j'ai mal à mon épaule gauche, nous arrivons à la b. 75 à 11h11 (2330 m)
Nous bifurquons vers la droite (au nord) afin de rejoindre la cime des Crosilles. Quelques vues en montant à la cime
à droite, la cime de la Lombarde (2800 m)
Sommets italiens
nous sommes tout près du sommet de la cime des Crosilles (2458 m)
où nous arrivons à 11h27
Le Viso se détache
les cimes de Méné, de Merlier et les aiguilles de la Tête de Pignals
une vue inhabituelle du Mounier
Vues du sommet

Nous restons au sommet de la cime de Crosilles jusqu'à 11h40, heure à laquelle nous partons en direction de la cime de Méné. Pour ce faire, nous ne retournons pas à la b. 75 mais coupons à flanc de cime tout en évitant les fils barbelés
Ce qui nous fait gagner de précieuses minutes. Nous ne tardons pas à rejoindre le sentier
à 12h01, nous nous reposons 7 minutes près d'une ruine (2440 m) où nous trouverons des restes d'éléments de cuisine
j'en profite pour prendre des notes
et me faire prendre en photo
Puis c'est le sommet de la cime de Méné (2477 m) à 12h12

Nous ne faisons qu'y passer, le repos n'est pas nécessaire et la vue n'est guère différente qu'à la cime de Crosilles.
Nous nous dirigeons donc vers la baisse de Merlier
et la b. 74 que nous touchons à 12h24
Nous continuons notre progression vers la cime de Merlier

à 12h41 (2470 m), je m'arrête quelques minutes car j'ai très mal à l'épaule gauche. Je vais d'ailleurs particulièrement souffrir aujourd'hui de cette épaule, bien plus qu'auparavant. J'en profite pour prendre cette photo de la cime de Méné
à 12h57, nous sommes au blockhaus qui se trouve sous le sommet de la cime de Merlier
nous gravissons les quelques dizaines de mètres qui nous séparent du sommet proprement dit où nous arrivons à 13h07 (2575 m)

la cime de Sistron à droite, la Tête de Pignals à gauche et le Mont St-Sauveur au centre
Dans le fond : l'Argentera à gauche, le Gélas à droite
la vallée de la Tinée avec le Lauvet d'Ilonse et les Cluots
Vue plongeante sur Isola
on aperçoit le toit du blockhaus
nous redescendons au blockhaus et allons nous restaurer (13h17). Cela nous rappelle notre randonnée à la cime de Frémamorte où nous avions mangé de même à un blockhaus
Nous y restons jusqu'à 14h34, moment où nous nous nous dirigeons vers le collet de Sistron. Nous ne savons pas encore si nous allons gravir la cime du même nom.
Au collet se trouve la b. 84 que l'on atteint à 14h42. Bien reposé, je me sens en forme pour continuer et suis donc partant pour cette quatrième cime. Je me dirige en tête vers son sommet
la cime de Merlier

On y arrive à 15h05 (2603 m). Au sommet se trouvent quelques antennes et l'arrivée du télésiège de Sistron

Le Mont St-Sauveur et, derrière lui, le Mont Giraud
le Viso au loin, la Punta Maladecia (2745 m) à droite
Vers le Ténibre et le Corborant 
de gauche à droite : les cîmes de Tavel, du Claus et de l'Argentera

Gros plan sur le St-Sauveur (2711 m)
la Tête de Pignals avec sa cime nord (2691 m) et la cime sud (2699 m)
Une photo de nous deux (15h30) avant de quitter les lieux (15h38)
Nous redescendons vers le collet de Sistron 
où nous arriverons à 15h53. Le sentier coupe à flanc et suit la piste du télésiège de Merlier
puis c'est un pierrier
mais là aussi, pas pour longtemps


La b. 83 (à l'aplomb de la cime de Merlier) nous trouve à 16h23.
Les panneaux indicateurs sont manquants
mais comme ils sont par terre, il suffit de les remettre à leur place et cela donne ceci
A 16h30, nous nous reposons 8 minutes, mangeant nos dernières provisions. Nous sommes à 2095 m d'altitude.
Le vallon de la Lombarde avec, à gauche, la cime de la Lombarde et à droite la cime Vermeil (2778 m)
on descend encore les pistes
pour rattraper la route à 16h56 (1855 m) et c'est alors encore une demi-heure de marche jusqu'à la voiture atteinte à 17h25.
Carte IGN : 3640 ET (Haute Tinée 2)
Départ : 9h40
Retour : 17h25
Durée totale : 7h45
Repos total : 2h35
Durée de la marche effective : 5h10
ì = 1250 m
15 août 2007
Echec à Fort-Carra II
Si vous avez aimé Echec à Fort-Carra, le tout premier épisode d'une (longue ?) série, vous allez adorer le deuxième volet qui vient de sortir : Echec à Fort-Carra II.
Votre serviteur a en effet échoué aujourd'hui dans sa deuxième tentative de gravir Fort-Carra (2880 m).
Mais, avec un autre coéquipier que Lionel, nous avons pu aller à la Pointe de la Côte de l'Ane, sommet que, pour ma part, j'avais déjà gravi l'année dernière.
Cette fois-ci, je ne décide pas de partir de St-Dalmas le Selvage même mais de remonter la piste de Gialorgues. Bien que très cahoteuse et avec de nombreuses rigoles, cette piste nous fera gagner plus d'une heure et quart sur notre itinéraire. En chemin, je m'arrête prendre cette photo
Puis me gare un peu avant la b. 73, dans un virage (tel qu'on le voit sur cette photo prise au retour)
Départ à 9h07. La b. 73, qui se trouve peu après, indique 1h30 pour atteindre le refuge de Gialorgues : nous y arriverons en 65 minutes. Mais en attendant, voici quelques photos prises lors de notre montée du vallon de Gialorgues 





On aborde la Sagne vers 9h45 et l'agréable replat herbeux


Fort-Carra se montre alors de face

A 10h03, nous sommes donc près du refuge de Gialorgues et de la cabane du berger
Celui-ci est d'ailleurs un peu plus haut avec son troupeau. Nous comptons 3 patous et tâchons donc de nous éloigner quelque peu. Mais ces gardiens-là sont en fait paisibles. Quelques chèvres paissent parmi les moutons
Nous montons vers la cabane du clot Jacquin où nous allons nous reposer huit minutes à partir de 10h19


A 10h38, nous arrivons près d'un des lacs de Gialorgues

Puis le lac Supérieur à 10h45
Après un petit arrêt de 6 minutes à partir de 11h02, nous montons vers le col de la Roche Trouée 

où nous arrivons à 11h20

Après quelques minutes, nous descendons par le versant opposé
afin de nous retrouver tout au fond du vallon de Sanguinière, au pied de l'arête de Kebra-Metge.
Une fois arrivés, nous cherchons le sentier. je me rappelle l'année précédente lorsqu'avec Lionel nous l'avions déjà raté.
Mais à 11h50, nous nous arrêtons. Je suis crevé. Mon compagnon en profite pour manger un morceau, et moi aussi. Je m'interroge sur le chemin menant à Fort-Carra. Ici, on m'avait dit qu'il fallait passer par Estenc et remonter le vallon de Sanguinière ; là, qu'on pouvait y accéder par St-Dalmas. Mais où est donc le sentier ?
Nous repartons à midi 10 et montons progressivement...
...jusqu'à la Terrasse où j'arrive personnellement à 13h32. 
Mon coéquipier, bien plus entraîné que moi, ne m'attend pas et file, comme une fusée, jusqu'à la Terrasse qu'il atteindra de longues minutes avant moi.
Je me traîne péniblement : je suis KO ! je n'ai ni la force ni l'envie de prendre des photos. Je reste assis plus qu'allongé jusqu'à 13h46. A défaut d'avoir trouvé le chemin menant à Fort-Carra, nous entamons alors notre progression jusqu'à la Pointe de la Côte de l'Ane.
A 14h03, nous sommes à la brèche entre les deux sommets. La Pointe de la Côte de l'Ane est constituée de deux sommets : la cime centrale (2903 m), dont voici une photo ci-dessous
et le point culminant (2916 m), à l'est. Nous y arrivons à 14h20. Je suis ravi de faire découvrir à mon compagnon, Fort-Carra vu sous un angle inhabituel


Bénéficiant d'un zoom x12, je photographie les différents niveaux d'ascension sur Fort-Carra
et son sommet 
La cime centrale de la Pointe de la Côte de l'Ane (à gauche) et la Pointe du Trou de l'Ane (2874 m) vues des hauteurs de la cime culminante
A 14h42, nous quittons les lieux. Mon coéquipier nous propose de rentrer par le Trou de l'Ane, c'est-à-dire en dévalant par l'une des gravières situées côté nord entre la Pointe de la Cote de l'Ane et la Pointe du Trou de l'Ane. Ce n'est pas du tout dangereux mais plutôt impressionnant. Nous entamons notre descente à 15h02



Je constate alors que le chemin pour Fort-Carra passe par le Trou de l'Ane. Nous voyons facilement les brèches d'accès



Vers le Sanguineirette
Le Trou de l'Ane est un cirque
Nous nous reposons et mangeons un morceau pendant 8 minutes à partir de 16h14
A 16h35, nous croisons enfin un cairn
Ce n'est pas que nous en ayons besoin pour retrouver notre chemin (il suffit de continuer tout droit), mais cela fait plaisir à voir
A 17h00, nous parvenons au bout du cirque et avons enfin vue sur le vallon de Gialorgues
Il ne nous reste plus qu'à descendre à travers les pins
Pour croiser la b. 73 à 17h33 
et arriver à la voiture 5 minutes plus tard.
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
Départ : 9h07
Retour : 17h38
Durée totale : 8h31
Repos total : 1h21
Durée de la marche effective : 7h10
ì = 1180 m
11 septembre 2007
Monts Riounet et Triboulet
Le 1er août 2006, Lionel et moi comptions gravir les monts Riounet et Triboulet, mais une erreur de jugement nous avait finalement fait préférer Las Donnas, sommet proche des 2 premiers nommés. C'est cette erreur que nous voulons réparer aujourd'hui, après un mois et demie d'inactivité ensemble.
Nous aurons du reste une journée aussi belle et (presque) aussi chaude que l'année précédente.
Nous profitons des erreurs de l'année dernière en prenant, après le parking de Chastellares (au plus haut d'Auron), la piste de la via ferrata sur près de 4 kilomètres et nous nous garons, en pente, dans un virage.
Départ à 9h34. Nous remontons la piste carrossable 
et découvrons peu après, au détour d'un virage, notre premier objectif : le mont Riounet, qui se profile au fond, en forme de volcan
Flanqué à ses pieds de barres rocheuses qu'il nous faudra franchir
le mont Rion (2515 m), à droite du mont Riounet
Nous continuons jusqu'au col de Bouchiet (2155 m) et la b. 151 où nous arrivons à 9h49

Le Bonnet-Carré semble tout petit devant la tête de Pelouse
Fort-Carra et la Pointe de la Cote de l'Ane
le col de Chavalet (2324 m) et la b. 149 nous trouvent à 10h12. Puis nous approchons des barres rocheuses

Las Donnas, le Mounier, la cime Nègre
A 10h43, nous sommes au sommet du mont Riounet (2537 m). Ci-dessous, Lionel avec le mont Triboulet en arrière-plan
le mont Rougnous (2673 m) vu depuis le Riounet
la cime de Pal (2818 m) et au premier plan le mont Rion (2515 m)
Las Donnas
le mont Triboulet (2578 m), notre prochaine cible
l'Enchastraye, la tête de Moïse, le Viso
Gros plan sur le Viso
Là, c'est moi au sommet du Riounet
On quitte le sommet à 11h00, direction le Triboulet. Pour ce faire, nous descendons la crête et passons à flanc du mont Rion sans monter au sommet.
Ci-dessous, le Riounet (et le chemin parcouru) vu du flanc du Rion
A midi pile, nous sommes au sommet du Triboulet. Il nous a donc fallu une heure de marche depuis le Riounet.
Le temps est splendide ; pas de nuages, pas de vent. J'entends un bruit d'éboulement : c'est une harde de chamois qui dévale les flancs du Triboulet côté ouest, nommé la Clapière sur la carte.
Je prends moult photos dont voici trois panoramiques


A 12h10, on mange avec appétit. Puis c'est un petit repos allongé de 10 mns à partir de midi et demie. Lionel en fait tout autant
Ah ! quel calme ! pas un bruit. Seules deux ou trois mouches viennent, de temps en temps, perturber notre quiétude. Puis, les avions dans le ciel se joignent à elles.
Nous prenons notre temps pour bien nous reposer, bien que la sortie ne fut pas très difficile.
On aperçoit les hauts sommets de la Vésubie. le Gélas n'est pas recouvert de nuages. L'Argentera ne le sera pas davantage.
Barre rocheuse au pied du Riounet, versant sud.
le vallon de Mouiniéra
A 12h55, nous regardons aux jumelles les sommets alentours. A 13h05, on repart : direction le mont Rion en passant par la large crête descendant du Triboulet. On estime en effet que le retour sera plus facile en passant par le sommet du Rion puis de redescendre qu'à flanc.
Nous atteignons le Rion à 13h26
900 mètres plus bas, les vacheries de Demandols, que l'on ne distingue presque pas sur cette photo
le mont Rion
A 13hh55, nous nous arrêtons 5 mns, Lionel devant se changer. Il est aussi un peu fatigué.
A 14h13, nous atteignons le sommet du Riounet, passage obligé pour le retour. Nous y resterons 25 minutes.
Le retour se fait ensuite sans grande difficulté
Nous sommes au col de Chavalet et la b. 149 à 15h06
A la balise 153 à 15h25 et arrivons à la voiture 9 mns plus tard.
Carte IGN : 3639 OT (Haute Tinée 1)
Départ : 9h34
Retour : 15h34
Durée totale : 6h00
Repos total : 2h00
Durée de la marche effective : 4h00
ì = 850 m
